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Histoire des ponts sur la Seine à Villeneuve-Saint-Georges
Histoire des ponts sur la Seine à Villeneuve-Saint-Georges.
En 1839 fut décidée la construction d'un pont suspendu reliant Villeneuve-Saint-Georges et Villeneuve-le-Roi.
Il se situait juste après l'embouchure de l'Yerres dans la Seine (en aval). Longueur totale : 109 mètres.
Le pont fut achevé et ouvert au public le 13 janvier 1843.
Il fut réalisé par la Compagnie des frères Seguin selon le principe mis au point par l'ingénieur Marc Seguin (1786-1875) : le tablier était suspendu par des câbles métalliques.
Il fut convenu de mettre en place un péage pour une durée de 59 ans ; à ce titre, l'État et la commune versèrent une subvention de 53 000 francs.
La guerre faisant rage, le pont fut coupé. Une fois le conflit terminé, il fut rétabli.
À la suite d'un accident, le tablier fut endommagé. Ne présentant plus les garanties de sécurité requises, et après l'abandon d'un projet de reconstruction complète, le tablier d'origine fut remplacé par un tablier semi-rigide.
La construction d'un nouveau pont commence, situé juste en aval de l'embouchure Yerres-Seine, à quelques dizaines de mètres du pont suspendu.
En 1939, ce nouvel ouvrage est achevé.
Jusqu'à l'ouverture au public du nouveau pont, une passerelle piétonne avait été installée en lieu et place du pont suspendu. Il y a donc eu simultanément deux franchissements de la Seine.
Il fut conçu par l'ingénieur Henri Lossier et construit par les établissements Fourré et Rhodes. Il se composait de trois travées (41 m, 78 m et 41 m) supportant un tablier monolithe à caissons en béton. Le tablier mesurait 14 m de large, comprenant 8,40 m de chaussée et deux trottoirs de 2,80 m.
Les deux piles en béton reposaient sur deux dalles, elles-mêmes supportées par 53 pieux forés de 8 m.
La guerre éclate à nouveau et l'armée ennemie envahit le pays. En juin, le génie français dynamite le pont ; seules les deux piles demeurent intactes.
Un passage provisoire est mis en place pour les piétons.
Un troisième pont est construit sur l'emplacement précis du précédent, avec la contrainte de réutiliser les piles épargnées par le dynamitage de 1940. Le service des Ponts et Chaussées sollicite la même entreprise (Lossier) pour exécuter les travaux.
L'ouvrage comprend toujours trois travées, mais la travée centrale est désormais articulée. Les câbles sont disposés à l'extérieur du béton afin de faciliter leur inspection et leur remplacement si nécessaire. Des trappes d'accès sont aménagées et les caissons sont éclairés. C'est un ouvrage en béton précontraint qui combine le fonctionnement d'un pont en béton armé et d'un pont suspendu. Les câbles doivent faire l'objet d'un contrôle régulier contre la corrosion.
Longueur totale : 160 mètres.
Les derniers vestiges du pont suspendu historique — les pylônes situés côté Villeneuve-Saint-Georges — sont définitivement démolis.